Cette semaine : Je me renseigne sur les éco-labels

Apprendre à déchiffrer labels : les vrais, les faux, les européens, les locaux…

Pourquoi faire le point ?

Malgré la multiplication des produits « verts » « bios » et des labels, il reste encore difficile de connaître les impacts sur la planète des produits que nous achetons. Pour vous aider à y voir plus clair dans la « jungle des pictogrammes », nous avons sélectionné les labels auxquels vous pouvez vous fier lors de vos achats.
La version complète ainsi que les actualisations du guide des labels se trouvent sur ce site.

Les labels publics

Les labels ci-dessous ont été développés par les pouvoirs publics afin d’apporter des garanties aux consommateurs en matière de performance et de qualité environnementale des produits et des services. Non obligatoires, ils sont demandés volontairement par les fabricants ou les distributeurs.

Deux éco-labels :

Eco-label européen. Il a été créé par la commission européenne en 1992 et est attribué selon les mêmes critères dans tout l’espace européen, garantissant des impacts environnementaux réduits sur l’ensemble du cycle de vie des produits.

 

NF Environnement est l’écolabel français créé en 1991. Il est délivré par AFNOR Certification et est attribué à des produits qui présentent des impacts environnementaux réduits sur l’ensemble de leur cycle de vie.

 

Deux labels alimentaires :

 

AB est le label officiel français depuis 1985 des produits issus de l’agriculture biologique; végétaux et animaux produits ou élevés sans recours aux produits chimiques

 

Le label européen de l’agriculture biologique doit, depuis janvier 2009, figurer à côté du label français AB sur un même produit et à terme pourra constituer le logo unique attestant de la certification en agriculture biologique.

Voici les labels auxquels vous pouvez vous fier pour vos achats :

ATTENTION aux faux logos ou labels :


Le point vert :
ce logo signifie que le producteur adhère au processus de valorisation des emballages. Il  paye une contribution aux organismes spécialisés tel que Eco-Emballages par exemple. Ce sigle ne signifie absolument pas que le produit est fabriqué avec des matières recyclées ou qu’il soit recyclable.

 

Le produit étiqueté « protège la couche d’ozone » signifie qu’il ne contient pas de Chlorofluorocarbones (CFC), gaz qui participent à la destruction de la couche d’ozone. Le logo a contribué à l’information des consommateurs dans les années 80 et à la disparition des produits de consommation contenant ces gaz. Les CFC étant désormais interdits dans les produits de consommation depuis une dizaine d’années, ce logo n’a plus aucun intérêt.


« Tidy man »
. Ce logo a été utilisé pour la première fois dans les années 50 afin d’inciter les consommateurs à ne pas jeter n’importe où les conditionnements vides. Depuis, il est passé dans le domaine public et devenu libre d’utilisation. Il n’apporte aucune garantie écologique des produits ou des emballages où il est apposé.

 

Élu produit de l’année. Il ne s’agit en aucun cas d’un vrai label de qualité, encore moins d’une garantie environnementale ou sociale : le jury qui décerne ce logo est en majorité composé par des industriels et des spécialistes du marketing. Les critères pris en compte pour ces produits sont leur nouveauté, leur inventivité ou leur côté pratique. Sans intérêt pour le consommateur engagé !